La femme est debout dans l’ombre, ombre elle-même noyée par l’absence de lumière. Sur le boulevard, des voitures glissent dans le chuintement mouillé de l’asphalte, laissant pour trace de leur passage des hiéroglyphes brillants et mobiles qui s’estompent en petites bulles éphémères. Quelques silhouettes pressées se bousculent près de la bouche de métro et un Turc rassemble les dernières braises sous ses marrons qui n’en finissent pas de griller. Sous les réverbères la pluie semble se précipiter en nuées scintillantes et sinistres.
Archives pour avril 2008
Déclaration d’absence
16 avril 2008De si légères rumeurs
12 avril 2008La route serpente entre champs bleu lin et jaune tournesol. En rudes montées et virages au creux des vallons, les voitures frôlent les fossés où l’herbe nouvelle se blottit. L’air est tout frais des couleurs lavées à grande eau par les averses de la nuit. C’est fou cette collision de soleil et de pluies nocturnes qui fait un pays en gouttelettes brillantes comme perles et diamants !
Carré mauve sur fond de pavé
3 avril 2008Je t’attendais et tu n’étais pas là… En bas des escaliers la Seine roulait ses eaux troubles en gros bouillons lourds et tranquilles; sans un regard pour les berges, elle coulait vers le large, cette mer improbable que seul le géographe anticipe.