Des oiseaux racontent une étrange histoire de là où les hommes sont silencieux et noirs. Ceux-ci peinent avec tout le poids de la mélancolie et, quand ils dansent leurs pieds disent la tristesse de leur asservissement. Dans la maison les enfants jouent gravement ; au plus profond de leurs yeux se terre l’inquiétude des lendemains. Les femmes se sont tues, elles soupirent de tout ce travail et de tant de travail pour leurs hommes. Les champs sont gris, les couleurs absentes. Le bleu du ciel s’est éteint, comme le font les étoiles quand arrive la nuit et qu’elle pose sur le monde un voile d’ombre.
C’est Noël.
Archives pour octobre 2007
L’arbre
26 octobre 2007Amère
11 octobre 2007La femme tient un chien au bout de sa laisse. À moins que ce ne soit le chien qui la tienne. Difficile à dire. Difficile à voir. L’une est très mince, maigre peut-être. Oui, c’est cela. Maigre. Les jambes sont longues et creusées par trop de régimes accumulés. Elles font arc de cercle. Elles dessinent un espace oblong qui pourrait encadrer le visage d’une mère usée par des naissances multiples ou affligée par des malheurs sans fin.
Dieu est dans le jardin
1 octobre 2007A Simone, petite déesse dans son jardin
Une plante est malade. Après les premiers soins, si je vois vraiment qu’elle ne s’en sort pas toute seule, je la laisse à sa vie, à sa mort, à ses errances entre vie et mort. Je lui donne la chance de balbutier et de se remettre ou de trébucher et décider de partir.